Rocket Camper One L : le van de 6 mètres qui troque la douche contre un vrai grand lit
Faire tenir un lit longitudinal quasi king-size dans un fourgon de moins de six mètres, sans rogner sur le rangement ? C'est le pari que défend Rocket Camper avec son One L, présenté pour la saison 2026. La recette est radicale : on supprime la salle d'eau fixe, on regroupe l'essentiel dans un bloc central, et on laisse l'espace respirer.
Un bloc central multifonction à la place de la salle d'eau
La compacité du One L tient d'abord à ce choix assumé : pas de cabine de douche intégrée. À la place, l'aménagiste allemand réunit dans un meuble central le lavabo, la cuisine, un tiroir pour les toilettes chimiques amovibles et les rangements. La douche, elle, se prend dehors, côté conducteur. Pour qui préfère voyager plus au sec côté hygiène, il existe une option toilettes à séparation sèche à la place du WC chimique.
Le gain de place se voit surtout à l'arrière. Rocket annonce une surface de couchage de 1,90 × 1,76 mètre, portée à 2,21 mètres de long avec un surmatelas en option. Techniquement, on parle de lit longitudinal, mais avec 1,76 m de large, on est plus proche d'une grande plateforme que d'un couchage aligné dans l'axe du van. Pour deux dormeurs, c'est du confort rare sur ce format.
Une soute arrière modulable et vraiment accessible
Le vrai coup malin se trouve sous le matelas. Le cadre du lit se relève dans les deux sens, ce qui rend la soute arrière accessible depuis l'intérieur du van. La profondeur de chargement grimpe à 1,66 mètre. De quoi glisser des vélos, une planche, du mobilier de camping ou des caisses volumineuses sans se contorsionner comme sur un lit transversal classique. En relevant certaines parties du couchage, on transforme même l'arrière en petit salon ouvert sur l'extérieur par les portes battantes. C'est la logique d'ensemble : plutôt que d'empiler des équipements de camping-car dans un fourgon de six mètres, Rocket préfère laisser de l'air entre les fonctions.
Deux places de série, quatre couchages en option
De base, le One L est homologué deux places, pensé pour un couple. Deux sièges ceinturés supplémentaires, amovibles, sont facturés 1 210 euros pièce, et 110 euros de plus par siège pour les fixations Isofix. L'espace de vie reçoit alors un système de rails, ce qui permet d'installer ces sièges seulement quand on en a besoin. L'aménagiste prévient tout de même : avec les troisième et quatrième places à bord, cuisine et salon deviennent nettement plus contraints.
Côté couchage, le toit relevable en option (5 990 euros) ajoute une plateforme de 1,30 × 1,98 mètre pour deux personnes. On grimpe alors à quatre couchages sans toucher au plan d'aménagement principal. Prises USB, éclairage additionnel et matelas plus épais pour le toit figurent aussi au catalogue.
Le reste de l'équipement joue la carte du pragmatisme : réfrigérateur à compression de 80 litres, réchaud à un feu, réservoirs de 48 litres pour l'eau propre comme pour les eaux usées, chauffage stationnaire diesel de 4 kW, batterie auxiliaire AGM d'au moins 95 Ah, prise extérieure 230 V et multiples prises 12 V et USB. Le mobilier mise sur du bois véritable avec placage chêne, ce qui donne au tout une allure plus artisanale qu'industrielle.
Un Peugeot Boxer sous la carrosserie, une facture qui s'envole vite
La base mécanique, c'est un Peugeot Boxer avec un diesel 140 ch et une boîte manuelle à six rapports. PTAC à 3,5 tonnes, masse à vide annoncée provisoirement à 2 920 kg, soit environ 580 kg de charge utile avant options. Un budget serré si on charge vélos, réserves d'eau pleines et famille à quatre.
Le tarif de départ s'établit à 76 140 euros. Ce n'est pas donné, mais l'équipement de série est déjà correct : chauffage diesel, frigo, fenêtres à cadre et cette architecture inhabituelle du couchage. En ajoutant la boîte automatique à huit rapports (3 650 euros), le moteur 180 ch réservé à cette boîte (2 350 euros de plus), le toit relevable et quelques options de confort, on franchit vite les 90 000 euros. Le One L fera ses premiers pas devant le public au Caravan Salon de Düsseldorf.
Avant de signer, la question à se poser est simple : voyager sans douche intérieure, avec une douchette extérieure et des WC dans un tiroir, ça colle vraiment à votre façon de partir ? Si oui, allez comparer en salon la profondeur de soute et la largeur du lit face à un Kompanja Zwei L ou un Corigon CV 65 S, les deux concurrents directs sur ce créneau du van compact à grand couchage.
Sur le même sujet
actualité automobile Karmann Dexter 555 : le van familial qui cache son lit double dans le toit
actualité automobile Brabus s'émancipe de Mercedes : la Bodo signe un tournant à 1 000 ch
actualité automobile Genesis GV90 2027 : le grand SUV électrique coréen sort les portes antagonistes
actualité automobile Subaru Impreza WRX : la sportive de rallye qui s'achète encore 15 000 €
actualité automobile Un poids lourd électrique sans cabine ni chauffeur : le pari Voltempo
actualité automobile Fourgon L2H2 d'occasion : Jumper ou Master pour moins de 10 000 € ?
actualité automobile Rivian R2 : le SUV électrique américain vise l'Europe face au Model Y
actualité automobile