Porsche France change de tête : Daniel Schmollinger prend les commandes en 2027

M Par Marion ·
Porsche France change de tête : Daniel Schmollinger prend les commandes en 2027
Image non contractuelle, générée par IA

La filiale française de Porsche prépare déjà son changement de patron. Daniel Schmollinger, qui dirige aujourd'hui la marque en Australie, s'installera à la tête de Porsche France le 1er janvier 2027. Il remplacera Jens Puttfarcken, qui partira en retraite fin 2026 après vingt-neuf ans passés dans le groupe.

Un vétéran de la maison Porsche

Vingt ans de carrière chez le constructeur de Stuttgart, ça pose un profil. Daniel Schmollinger a d'abord grimpé les échelons au siège de Porsche AG, où il pilotait déjà des marchés lointains : Japon, Corée du Sud, Australie, Asie-Pacifique. Des zones où la marque avance sur des logiques très différentes du marché européen.

Il a ensuite rejoint Porsche China pour y occuper plusieurs postes, avant de prendre la présidence de Porsche Cars Australia en 2021. C'est ce parcours international, avec un vrai focus sur le développement commercial et la refonte des réseaux de distributeurs, que le groupe met en avant pour justifier sa nomination sur l'Hexagone.

Trois casquettes, comme son prédécesseur

À son arrivée, le nouveau président ne se contentera pas de la France. Comme Jens Puttfarcken avant lui, il dirigera aussi Porsche Distribution et pilotera le Porsche Experience Center installé au Mans, dans la Sarthe. Un centre où les clients viennent essayer les modèles sur piste, se former à la conduite sportive, ou découvrir la marque autrement qu'en concession.

Ce triple rôle en dit long sur la façon dont Porsche organise ses filiales : le patron du pays est aussi celui qui tient le réseau et l'expérience client. Une manière de garder la main sur la cohérence du message, du showroom au circuit.

Pourquoi ce changement compte pour le marché français

Porsche traverse une période charnière en Europe. La marque déploie le Macan électrique, la Taycan continue son évolution, et la 718 doit basculer à son tour vers le tout-électrique. En parallèle, les ventes de modèles thermiques restent solides, surtout sur les SUV. Piloter cette transition en France, où la fiscalité automobile pénalise lourdement les grosses cylindrées, demande une vraie stratégie.

L'expérience de Daniel Schmollinger en Chine et en Australie n'est pas anecdotique. En Chine, Porsche a dû réinventer sa relation aux concessionnaires face à la montée en puissance des constructeurs locaux électrifiés. En Australie, le marché premium européen affronte une concurrence asiatique agressive. Deux terrains d'entraînement utiles pour aborder un marché français où les Tesla, BYD et bientôt Xiaomi bousculent les codes du haut de gamme.

Le communiqué de la marque insiste d'ailleurs sur la « transformation du réseau de distribution » comme atout majeur du nouveau président. Traduction probable : les concessions Porsche françaises pourraient voir leur modèle évoluer dans les prochaines années, entre agences, ventes directes et digitalisation.

Ce que ça change pour les clients

À court terme, rien. Jens Puttfarcken reste aux manettes toute l'année 2026, et la stratégie française ne devrait pas bouger avant la passation. Mais les acheteurs qui envisagent une Porsche neuve d'ici deux à trois ans ont intérêt à surveiller trois choses : l'évolution du réseau physique (concessions, showrooms, points de service), le poids donné au digital dans le parcours d'achat, et la place accordée aux modèles électriques dans les stocks disponibles.

Si vous hésitez entre commander maintenant et attendre 2027, comparez les configurateurs actuels avec les offres de reprise proposées par votre concessionnaire, et regardez les délais de livraison réels sur le modèle qui vous intéresse. C'est souvent là que se joue la vraie différence, bien plus que dans le nom du président.

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