Les trottinettes électriques se sont imposées comme un mode de déplacement courant en ville. Pratiques et économiques, elles séduisent un public toujours plus large. Mais beaucoup d’utilisateurs s’interrogent : faut-il homologuer une trottinette électrique ? Et dans quels cas ?

En France, les trottinettes électriques sont encadrées par une réglementation précise. Selon leur vitesse et leur configuration, elles peuvent relever de règles différentes. Voici tout ce qu’il faut savoir pour rouler en toute légalité.

Homologuer une trottinette électrique : dans quels cas est-ce obligatoire ?

La nécessité d’homologuer une trottinette électrique dépend principalement de sa vitesse maximale.

Cas n°1 : trottinette limitée à 25 km/h

Les trottinettes électriques bridées à 25 km/h maximum sont considérées comme des EDPM (Engins de Déplacement Personnel Motorisés).

Dans ce cas :

  • Aucune procédure d’homologation n’est nécessaire
  • Aucune immatriculation n’est requise
  • Elles doivent respecter la réglementation EDPM (vitesse limitée, circulation sur piste cyclable, etc.)

Ces modèles sont les plus répandus, notamment dans la catégorie trottinette adulte électrique.

Cas n°2 : trottinette dépassant 25 km/h

Si votre trottinette peut dépasser 25 km/h (modèle débridé ou version puissante), elle change de catégorie.

Elle est alors assimilée à un cyclomoteur et doit :

  • Être homologuée selon les normes européennes
  • Être immatriculée
  • Être assurée
  • Être équipée d’éléments obligatoires (rétroviseurs, feux conformes, avertisseur sonore, etc.)
  • Être utilisée avec casque homologué

Sans ces démarches, son usage sur voie publique est interdit.

Conditions pour homologuer une trottinette électrique

Pour qu’une trottinette électrique puisse être homologuée, elle doit répondre à plusieurs critères techniques.

Certification européenne

La trottinette doit porter le marquage CE, garantissant sa conformité aux normes européennes de sécurité.

Il est donc essentiel de vérifier cette information lors de l’achat, que ce soit en magasin spécialisé ou en ligne, notamment auprès de distributeurs comme Gyro-Phare.

Cependant, attention :
Le marquage CE seul ne suffit pas pour homologuer un modèle dépassant 25 km/h. Une homologation spécifique de type réception communautaire est requise pour les modèles assimilés à des cyclomoteurs.

Les étapes pour homologuer une trottinette électrique

Si votre modèle dépasse 25 km/h, deux démarches principales sont obligatoires :

L’immatriculation

L’immatriculation se fait via le site officiel de l’ANTS (Agence Nationale des Titres Sécurisés), dépendant du ministère de l’Intérieur.

Documents nécessaires :

  • Certificat de conformité européen
  • Justificatif d’identité
  • Justificatif de domicile

Une fois la demande validée, un numéro d’immatriculation vous est attribué.
La plaque doit être fixée de manière visible et conforme aux dimensions réglementaires.

Sans certificat de conformité valide, l’immatriculation sera refusée.

L’assurance obligatoire

Que votre trottinette soit limitée à 25 km/h ou homologuée comme cyclomoteur, une assurance responsabilité civile est obligatoire.

Elle permet de couvrir :

  • Les dommages corporels causés à un tiers
  • Les dégâts matériels

Rouler sans assurance expose à de lourdes sanctions financières.

Attention aux sanctions

Utiliser une trottinette électrique non homologuée dépassant 25 km/h sur la voie publique peut entraîner :

  • Amende pouvant aller jusqu’à 1 500 €
  • Confiscation du véhicule
  • Immobilisation

Il est donc fortement déconseillé de débrider un modèle standard.

En résumé : faut-il homologuer sa trottinette ?

Vitesse maximaleHomologationImmatriculationAssurance
≤ 25 km/hNonNonOui (RC obligatoire)
> 25 km/hOuiOuiOui

La majorité des utilisateurs n’ont pas besoin d’homologuer leur trottinette électrique, à condition qu’elle reste limitée à 25 km/h.

En revanche, pour les modèles puissants ou débridés, la procédure devient obligatoire pour rouler légalement.