Les rappels automobiles, essentiels pour la sécurité des véhicules, sont souvent liés à des risques d’incendie. Mais les voitures électriques sont-elles plus touchées que les thermiques ?

Rappels pour risque d’incendie : réalité ou sensationnalisme ?

Chaque année, il y a de nombreux rappels de voitures pour diverses raisons, et le risque d’incendie figure parmi les motifs récurrents. Cependant, tous ces incidents potentiels ne résultent pas en situations critiques. L’augmentation des précautions et l’efficacité croissante des contrôles qualité ont contribué à réduire significativement la probabilité d’allumage de feux spontanés.

En Europe, on a dénombré 72 opérations de retour en atelier sur l’année écoulée en raison de ce risque, selon les statistiques du site Rapex. Contrairement à l’idée reçue, ces actions préventives reflètent une rigueur accrue plutôt qu’un indice de danger imminent.

Une comparaison entre véhicules électriques et thermiques

Lorsque l’on compare directement les voitures électriques aux modèles thermiques, il apparaît clairement que les premières semblent être moins concernées par les rappels liés au risque d’incendie. À titre d’exemple, seuls 19 rappels d’ordre incendiaire ont été nécessaires pour les voitures électriques contre 54 pour leurs homologues thermiques l’année précédente.

Il est à noter qu’en 2022, la Fiat 500 électrique a également été concernée par un rappel pour risque d’incendie, bien que très peu d’exemplaires aient été affectés. Ces chiffres peuvent surprendre, mais ils soulignent un fait essentiel : malgré l’alarmisme, les véhicules électriques présentent un profil de sécurité rigoureux concernant ce type de problème.

Facteurs sous-jacents influençant le risque d’incendie

Plusieurs éléments expliquent pourquoi certains véhicules subissent des rappels tandis que d’autres y échappent. Pour les voitures thermiques, la complexité mécanique et la multitude de composants internes augmentent les points de vulnérabilité face à un potentiel risque d’incendie. Le moteur à combustion, par définition, fonctionne grâce à des substances inflammables telles que l’essence ou le diesel.

Pour les voitures électriques, le risque provient principalement des batteries lithium-ion. Bien que globalement fiables, ces composants peuvent, en de rares occasions, souffrir de phénomènes d’emballement thermique nécessitant l’usage massif d’eau pour maîtriser un début d’incendie.

Difficultés liées aux incendies dans les voitures électriques

Paradoxalement, bien que statistiquement moins fréquents, les incendies touchant les véhicules électriques posent un certain défi lorsqu’ils surviennent. Le phénomène dit « d’emballement thermique » rendu possible par l’utilisation de batteries lithium-ion peut compliquer les efforts d’extinction. Pour y remédier, des innovations technologiques visent à rendre ces batteries plus résistantes à ces élévations brutales de température interne.

Des solutions comme l’élaboration de nouvelles batteries solides offrent un espoir significatif : elles promettent des propriétés plus stables et une meilleure résistance aux incidents liés à la chaleur extrême.

L’adoption de mesures innovantes et préventives

Dans cet esprit d’innovation, les grands équipementiers automobiles travaillent d’arrache-pied pour trouver des solutions qui minimiseraient encore le risque d’incendie. Cela inclut le développement de technologies anti-emballement pour les batteries, notamment grâce aux accumulateurs chimiques conçus pour maîtriser ce phénomène dangereux.

D’autre part, les protocoles de tests et de vérification des systèmes électriques et électroniques bénéficient de contrôles continus pour assurer la sécurité absolue des utilisateurs finaux.

Statistiques : un aperçu nuancé

Si l’association AVERE-France signale que 130 à 150 véhicules thermiques prennent feu chaque jour, elle renforce l’idée que malgré leur probable impartialité, les incidents impliquant des voitures électriques restent inférieurs. Toutefois, ces données demeurent à prendre avec prudence puisqu’elles ne fournissent pas toujours de contexte étendu quant au registre temporel ou géographique de ces événements.

Vers une sécurisation optimale de la mobilité électrique

Le chemin vers une protection incendie parfaite pour les voitures électriques continue de passer par la recherche et le développement. Les objectifs centraux restent d’améliorer les composés utilisés dans les batteries et de renforcer les dispositifs de sécurité embarqués.

L’essor de la voiture électrique implique nécessairement un renouvellement constant des normes et pratiques de sécurité, afin d’encadrer cette transformation en termes technologiques et la rendre totalement fiable aux yeux du public.

Perspectives et conclusions ouvertes

À travers l’analyse comparative, on comprend mieux que les différences observées entre voitures électriques et thermiques s’établissent non seulement sur des aspects techniques, mais également sur la perception publique encadrant les risques associés à chacun de ces types de véhicules.

Cette réflexion souligne combien la compréhension des différentes contraintes et des innovations à venir sera essentielle pour garantir un avenir où sécurité rime avec innovation dans tous les secteurs de la mobilité. Ainsi, au-delà des titres alarmistes, il convient de rappeler que chaque étape de prévention sert à forger une confiance durable dans l’adoption de nouvelles technologies.