Le gouvernement maltais a annoncé une mesure sans précédent : verser une prime de 25 000 euros à des automobilistes volontaires en échange de la suspension totale de leur conduite pendant cinq ans. Une initiative destinée à réduire la congestion routière et la pollution atmosphérique sur l’île.
Un dispositif encadré par des conditions strictes
Le programme ne s’adresse pas à tous les conducteurs. Pour en bénéficier, les candidats doivent avoir moins de 30 ans et justifier d’au moins sept ans d’expérience de conduite à Malte.
L’engagement est total : les participants s’interdisent de conduire tout véhicule à moteur durant les cinq années concernées, y compris hors des frontières maltaises. En contrepartie, ils perçoivent 5 000 euros par an, soit 25 000 euros au terme de la période.
Le dispositif est limité à 1 000 automobilistes, avec des inscriptions traitées par ordre d’arrivée, dans la limite du budget fixé par l’État, et ce jusqu’au 30 juin 2026.
Une réponse à une saturation automobile hors norme
Malte fait face à une pression automobile particulièrement intense. L’île, qui s’étend sur 316 km², recense près de 400 000 véhicules pour une population d’un peu plus de 500 000 habitants.
Ce ratio exceptionnel se traduit par des embouteillages chroniques et une dégradation sensible de la qualité de l’air. Dans ce contexte, la transition vers des solutions plus propres devient essentielle. Le développement de la réduction des émissions de CO2 grâce aux véhicules électriques apparaît ainsi comme une piste complémentaire pour améliorer durablement la situation.
Si l’expérience maltaise venait à produire des résultats mesurables, elle pourrait inspirer d’autres territoires confrontés à des problématiques similaires de densité automobile.















