Les voitures électriques subissent vingt fois moins de vols que leurs homologues thermiques. Découvrez ce qui explique cette sécurité remarquable !
Chiffres marquants : des écarts impressionnants entre types de motorisation
Le paysage automobile évolue, mais la peur du vol reste présente chez de nombreux automobilistes. Pourtant, toutes les voitures n’attirent pas autant la convoitise des voleurs. Les statistiques sont frappantes : à peine 3 % des vols concernent les véhicules électriques en 2025, contre une large majorité pour les modèles thermiques et hybrides. Un écart colossal qui interroge.
La voiture électrique prend un avantage inattendu dans la course à la sécurité. Face à elle, les voitures traditionnelles restent vulnérables. Bien sûr, les citadines et SUV compacts classiques, portés par certains modèles répandus, dominent encore le palmarès des cibles favorites des malfaiteurs. Mais pourquoi une différence aussi nette existe-t-elle ?
Obstacles techniques : quand l’innovation dissuade les voleurs
Ce faible taux de vol n’est pas un hasard. L’arsenal technologique embarqué dans de nombreux modèles électriques rend toute tentative illicite bien plus compliquée. Contrairement aux véhicules thermiques, souvent vulnérables au piratage électronique via des objets connectés, certaines méthodes utilisées pour le vol de voitures s’avèrent inefficaces face aux architectures logicielles des modèles électriques récents.
- Systèmes de géolocalisation avancée (GPS actif permanent)
- Mises à jour logicielles à distance possibles
- Caméras environnementales surveillant la zone autour du véhicule
- Capacités à bloquer ou immobiliser la voiture à distance
Impossible de parler de sérénité sans mentionner ces technologies de pointe. Elles jouent le rôle d’un véritable bouclier numérique, là où les systèmes antivols classiques perdent en efficacité face au piratage électronique. Le développement de dispositifs comme « Sentinelle » implanté chez certains constructeurs a également changé la donne. Désormais, tenter sa chance sur ce type de véhicule, c’est risquer d’être repéré en temps réel.
Face à un tel arsenal, beaucoup de voleurs préfèrent cibler un modèle thermique ou hybride. Cela s’explique facilement par la complexité et le potentiel traçage immédiat d’une voiture électrique, transformant le butin en cadeau empoisonné.
Risques physiques liés aux vols de véhicules électriques
Un autre facteur étonnant : le gabarit massif d’une batterie inaugure une bataille physique pour déplacer ou démonter le véhicule clandestinement. On parle souvent de 300 à 700 kg rien que pour cet élément central. Cette charge complique grandement tout transport frauduleux ou tentative de désossage rapide. Pour un réseau cherchant l’efficacité, ce détail fait toute la différence.
Voler une voiture électrique ne relève pas seulement de l’endurance musculaire. Il faut aussi affronter le spectre du danger : une fausse manipulation et le risque d’électrocution devient bien réel. Pire encore, intervenir maladroitement sur certains circuits peut provoquer des départs de feu incontrôlables.
Loin d’offrir la simplicité relative d’un moteur thermique classique, le pack batterie impose une expertise particulière. Ce casse-tête technique refroidit les garages clandestins, même parmi les équipes chevronnées habituées aux vols en série.
L’attractivité du marché noir : un frein pour l’électrique ?
Il ne suffit pas de réussir son mauvais coup : il faut ensuite pouvoir écouler le véhicule. Les voitures électriques conservent une valeur moyenne équivalente à environ 40 % de leur prix neuf lors de la revente non officielle. Mais cette équation devient encore plus complexe lorsqu’un vol entraîne des conséquences administratives et fiscales spécifiques, notamment sur le sort du malus écologique après un vol de voiture, un point qui peut compliquer la revente et la régularisation du véhicule.
À la différence des modèles thermiques, dont les éléments mécaniques et électroniques circulent énormément sur le marché parallèle, les pièces propres aux automobiles électriques restent moins demandées. Moins d’opportunités pour les receleurs, donc moins d’intérêt pour les voleurs potentiels. Cet effet boule de neige amplifie le désintérêt général envers ce segment pour les activités illégales.
Quelques modèles nettement plus exposés… côté thermique et hybride
Si vous possédez toujours un modèle essence ou hybride, gardez un œil attentif. Certains véhicules particuliers figurent constamment en haut de la liste de courses des bandes spécialisées : citadines polyvalentes, cabines compactes et SUV urbains trustent les premières places. La notoriété de certains noms, la facilité de démontage et la forte demande en pièces détachées font grimper leur cote auprès des voleurs.
Un simple stationnement négligé suffit parfois pour attirer l’attention. À l’inverse, l’insuccès quasi généralisé des adeptes du vol de véhicules électriques s’explique par ce faisceau de contraintes uniques, mêlant technologie, risques physiques et faiblesse de la demande secondaire.
Avenir du vol automobile : l’électrification changera-t-elle la donne ?
On peut déjà l’affirmer : l’essor des voitures électriques signe un mouvement de fond dans la lutte contre la criminalité automobile. L’accumulation d’obstacles – surveillance renforcée, dangers techniques et dissuasion économique – réduit drastiquement la tentation pour les voleurs.
À mesure que le parc se modernise, la question persiste : le marché noir saura-t-il contourner l’innovation ? Pour l’instant, la prudence gagne, et rouler électrique s’impose comme l’un des meilleurs moyens d’éviter les mauvaises surprises lors du retour au parking.















