Au premier trimestre 2026, Tesla a reconquis sa place de numéro un mondial des voitures 100 % électriques, devançant nettement BYD. Le constructeur chinois, qui avait terminé l’année 2025 en tête, enregistre un recul brutal de ses livraisons.
Des chiffres sans appel pour BYD
Entre janvier et mars 2026, BYD n’a écoulé que 310 389 véhicules purement électriques, soit une chute de 25,46 % par rapport à la même période en 2025, selon le document déposé à la bourse de Hong Kong.
Tesla affiche, lui, 358 023 livraisons sur le même trimestre, en hausse de 6,5 % d’une année sur l’autre. L’écart entre les deux constructeurs dépasse ainsi les 47 000 unités. Reuters souligne toutefois que ce résultat reste en deçà des attentes des analystes.
Le bilan de BYD s’alourdit encore si l’on intègre ses véhicules hybrides rechargeables (PHEV) : 378 604 livraisons dans cette catégorie, mais là encore en recul de 33,54 % par rapport au premier trimestre 2025.
Un contexte de marché défavorable pour le géant de Shenzhen
La dégradation des performances de BYD s’explique en partie par les turbulences du marché chinois : réduction des subventions publiques et fin de la « guerre des prix » orchestrée par l’État, dans un secteur où la concurrence s’intensifie.
Tesla, de son côté, a également subi la suppression des aides à l’achat aux États-Unis. Ses bons résultats en Europe au début de l’année lui ont néanmoins permis de compenser ce manque à gagner.
BYD mise sur la technologie et l’export pour rebondir
Pour inverser la tendance, BYD a lancé en Chine une technologie de recharge ultra-rapide atteignant 1 500 kW. Ce positionnement s’inscrit dans une course à la performance, alors que les différents types de recharge (lente, rapide ou ultra-rapide) répondent en réalité à des usages bien distincts.
L’arrivée imminente de Denza, sa marque premium, sur le Vieux Continent avec le modèle Z9GT — qui embarquera cette recharge haute puissance — constitue un test grandeur nature de l’appétit des consommateurs européens pour ces innovations.
Tesla, quant à lui, s’appuie sur des déclinaisons plus accessibles de ses Model 3 et Model Y pour soutenir ses volumes, dans une gamme désormais recentrée après le retrait des Model S et Model X, et sans pouvoir compter sur le Cybertruck comme relais de croissance significatif.
La question centrale reste entière : le repli de BYD n’est-il qu’un soubresaut conjoncturel, ou le signe d’un rééquilibrage durable au sommet du marché électrique mondial ?















