Le dispositif d’aide aux grands rouleurs suscite un engouement massif. Dix heures après l’ouverture du formulaire en ligne, ce mercredi 27 mai, les services de Bercy avaient déjà enregistré 184 000 demandes d’indemnité carburant, selon les informations de RTL.

Un démarrage fulgurant pour le portail dédié

Accessible depuis l’espace personnel des contribuables sur impots.gouv.fr, le formulaire a été mis en ligne ce mercredi matin. Les travailleurs modestes effectuant de longs trajets domicile-travail peuvent y réclamer une aide de 100 euros.

Annoncée le 22 avril par le Premier ministre, cette indemnité était initialement fixée à 50 euros. Le gouvernement a confirmé son doublement jeudi dernier, avant l’ouverture officielle du portail.

Qui peut en bénéficier ?

Le dispositif cible les actifs aux revenus modestes qui utilisent leur véhicule pour se rendre au travail. Deux critères de distance sont retenus :

  • Parcourir au moins 30 kilomètres aller-retour quotidiennement (soit 15 km par trajet)
  • Ou effectuer plus de 8 000 kilomètres par an dans le cadre de l’activité professionnelle, trajets domicile-travail inclus

Le revenu fiscal de référence par part ne doit pas excéder 16 880 euros. Seules les personnes domiciliées fiscalement en France sont éligibles.

Ce qu’il faut fournir pour déposer sa demande

Le dossier est entièrement dématérialisé. Le demandeur doit renseigner son état civil, son numéro fiscal, ainsi que le numéro d’immatriculation de son véhicule et le numéro de sa carte grise. Il devra également attester respecter les conditions de distance.

Trois millions de Français visés

Selon la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, trois millions de Français sont concernés par cette mesure. En pratique, l’aide représente en moyenne une prise en charge équivalente à 0,20 euro par litre sur une période de six mois.

Avec près de 200 000 dossiers reçus dès la première journée, la mobilisation dépasse largement les premières heures du dispositif. Reste à suivre le rythme des demandes dans les prochains jours et la capacité des services fiscaux à traiter ce volume — dans un contexte où les prix des carburants restent au cœur des préoccupations des automobilistes.