Renault dévoile la quatrième génération de sa Twingo, cette fois exclusivement électrique. Affichée à partir de 19 490 € avant aides, soit 15 870 € après déduction de la prime CEE de 3 620 €, elle se positionne comme la citadine zéro émission la plus accessible du marché français face à ses concurrentes directes.
Une autonomie taillée pour la ville, pas pour les grands trajets
Le moteur de 82 ch et la batterie de 27,5 kWh utiles permettent d’atteindre 263 km en cycle mixte selon Renault. Sur autoroute, où la consommation grimpe et où les conducteurs évitent de charger à 100 % pour limiter le temps d’attente aux bornes, cette autonomie sera sensiblement réduite.
La marque assume clairement le positionnement : la Twingo 4 est conçue pour les déplacements du quotidien — travail, courses, activités familiales à proximité. Renault la présente davantage comme une deuxième voiture que comme un véhicule polyvalent.
Un gabarit en forte croissance par rapport aux générations précédentes
Avec 3,79 m de longueur, la nouvelle Twingo dépasse la première génération de 36 cm et la troisième de 20 cm. Sa largeur atteint 1,72 m hors rétroviseurs, soit 9 cm de plus que la première génération et 7 cm de plus que la troisième. Elle partage sa plateforme avec la Renault R5 électrique.
Ce gabarit élargi profite directement à l’habitabilité. Le coffre passe de 195 à 305 dm³ VDA grâce aux sièges arrière indépendants, coulissants sur 17 cm et rabattables. Le siège avant se replie également pour accueillir des objets allant jusqu’à 2 m de longueur.
Un design néorétro assumé, un intérieur plus sobre
Extérieurement, la filiation avec le modèle originel est revendiquée : profil monospace, capot plongeant dans le prolongement du pare-brise, projecteurs et feux en demi-lune, contour de lunette arrière caractéristique. Le jaune est la seule teinte proposée sans supplément de prix.
À bord, le lien avec l’ancêtre s’efface. La sellerie se décline dans des tons gris, rehaussée de surpiqûres rouges sur la finition haut de gamme Techno. Des rappels de couleur carrosserie ornent les contre-portes et la planche de bord dans cette version. Deux écrans sont livrés de série ; la version Techno intègre l’interface Google, la climatisation automatique et l’accès mains libres.
Quelques absences sont à noter : pas de cache-bagages d’origine — Renault renvoie vers un accessoire en toile fixé via les ancrages YouClip —, ni de poignées de maintien au plafond. Les vitres arrière ne s’ouvrent qu’en position entrebâillée.
Comparatif tarifaire face à la concurrence
| Modèle | Prix après prime CEE | Autonomie annoncée | Batterie |
|---|---|---|---|
| Renault Twingo 4 | 15 870 € | 263 km | 27,5 kWh |
| Citroën ë-C3 | ~16 370 € | — | — |
| Hyundai Inster | ~21 870 € | 327 km | 42 kWh |
| Renault R5 | ~20 870 € | — | — |
La batterie provenant du fabricant chinois CATL, la Twingo 4 ne bénéficie pas du bonus écologique lié à la fabrication européenne des composants. Pour les acheteurs préférant la location, Renault propose un loyer de 264 €/mois après un premier apport équivalent à l’aide gouvernementale.
Un pari commercial qui rappelle celui de la R5
Renault positionne la Twingo 5 000 € en dessous de la R5, ciblant ainsi les amateurs de design néorétro dont le budget ne permettait pas d’accéder à la grande sœur. La marque reproduit une stratégie similaire à celle adoptée pour la R5 : miser sur l’attachement émotionnel à un modèle iconique pour accélérer l’adoption de l’électrique en entrée de gamme.
La valeur résiduelle des véhicules électriques restant difficile à anticiper dans un secteur en mutation rapide, la formule de location pourrait séduire une partie des acheteurs hésitants. Le succès commercial dépendra en grande partie de la capacité des clients à disposer d’une solution de recharge à domicile à faible coût.















