Hyundai s’attaque enfin au segment des citadines électriques avec l’Ioniq 3, un crossover compact de 4,16 mètres développé spécifiquement pour le marché européen. La marque coréenne, jusqu’ici positionnée sur les segments supérieurs avec sa gamme Ioniq, descend en gamme sur la plateforme E-GMP pour concurrencer directement des modèles comme la Renault 4 E-Tech ou la Mégane E-Tech.

Un gabarit calibré pour les routes et les villes d’Europe

Avec ses 4,16 mètres de longueur (4,17 m en version N Line), l’Ioniq 3 s’insère précisément dans la fourchette des compactes électriques européennes. Il se retrouve ainsi nez à nez avec la Renault 4 E-Tech (4,15 m) et talonne la Mégane E-Tech (4,20 m).

Le style adopte une silhouette surélevée, à mi-chemin entre la citadine polyvalente et le SUV. La version N Line affiche un caractère sportif prononcé, avec une partie arrière qui rappelle le Nexo, le SUV à hydrogène de Hyundai. Les blocs optiques reprennent la signature « pixels » propre à la gamme Ioniq, présente également sous le logo dans la calandre.

Un habitacle repensé, avec Android Automotive OS en vedette

L’intérieur marque une rupture avec le reste de la gamme Hyundai. Simon Loasby, directeur du design de la marque, revendique une approche centrée sur le principe « yeux sur la route, mains sur le volant ». Concrètement, cela se traduit par le maintien de commandes physiques pour la climatisation, malgré la présence d’un large écran central.

Cet écran, disponible en 12,9 ou 14,6 pouces selon les versions, fonctionne sous Android Automotive OS avec les services Google. Un second écran fait office de combiné d’instrumentation, positionné au-dessus du volant à la manière de ce que propose Peugeot.

À bord, l’espace arrière reste correct malgré la chute de pavillon, et le volume de coffre atteint 441 litres. Une partie de ce volume — soit 114 litres — se loge sous le plancher dans un espace baptisé Megabox, suffisant pour y glisser une valise de taille moyenne. La finition de la version N Line présentée laisse toutefois une impression mitigée, notamment en raison d’une console centrale entièrement en plastique dur.

Deux batteries aux profils opposés

L’Ioniq 3 repose sur la déclinaison 400 V de la plateforme E-GMP, en traction uniquement. Deux configurations de batterie sont proposées :

  • Pack LFP de 42,2 kWh : autonomie WLTP annoncée de 344 km, moteur de 108 kW (147 ch), 0 à 100 km/h en 9 secondes, recharge de 10 à 80 % en 29 minutes
  • Batterie NMC de 61,0 kWh : autonomie WLTP annoncée de 496 km, moteur de 100 kW (136 ch), 0 à 100 km/h en 9,6 secondes, recharge de 10 à 80 % en environ 30 minutes

Dans les deux cas, le couple est identique : 250 Nm. Fait notable, c’est la version à plus petite batterie qui se révèle la plus véloce. L’architecture 400 V ne permet pas d’atteindre les vitesses de recharge des autres modèles Ioniq, qui bénéficient d’une architecture 800 V.

Un prix sous les 30 000 € et une arrivée en septembre 2026

L’Ioniq 3 sera commercialisé en concessions à partir de septembre 2026, à un tarif annoncé inférieur à 30 000 euros. Produit en Turquie, il devrait être éligible aux aides à l’achat disponibles en France, dont la prime « coup de pouce ».

À titre de comparaison, la Renault 4 E-Tech débute à 29 990 euros avant cette prime, mais avec une autonomie d’entrée de gamme limitée à 308 km. Avec 496 km annoncés sur la version grande batterie, l’Ioniq 3 dispose d’un argument de poids — à condition que les homologations définitives confirment ces chiffres provisoires.