La domination de Tesla sur le marché français de l’électrique vacille. En avril 2026, la Renault 5 E-Tech s’est vendue plus du double de la Model Y, reléguant le constructeur américain à la quatrième place du classement mensuel, selon les données d’AAA Data.

Un podium 100 % tricolore face à Tesla

Avec 3 418 unités immatriculées en avril, la Renault 5 E-Tech s’impose sans partage en tête des ventes de véhicules électriques en France. Elle devance la Renault Scénic (2 114 exemplaires) et la Citroën ë-C3 (1 611 unités), formant ainsi un podium entièrement français.

La Tesla Model Y, longtemps incontournable sur ce segment, n’arrive qu’en quatrième position avec 1 456 immatriculations. Le Volkswagen ID.4 complète ce top 5 avec 1 216 unités vendues. À eux cinq, ces modèles représentent 27 % des ventes de voitures électriques dans l’Hexagone sur le mois.

Le classement complet du top 10 en avril 2026

PositionModèleImmatriculations (avril 2026)
1Renault 5 E-Tech3 418
2Renault Scénic2 114
3Citroën ë-C31 611
4Tesla Model Y1 456
5Volkswagen ID.41 216
6Peugeot e-208
7Skoda Elroq
8Peugeot e-3008
9Renault Mégane E-Tech
10Audi Q4 e-tron

Sur l’ensemble de 2026, Tesla résiste encore

Le bilan mensuel ne doit pas occulter la réalité de l’année en cours. Depuis le 1er janvier 2026, la Renault 5 totalise 13 502 ventes, mais la Model Y suit à moins de 1 300 unités d’écart, avec 12 126 immatriculations au compteur.

Tesla reste donc un acteur solide sur le long terme, même si la dynamique mensuelle penche clairement en faveur des constructeurs français. Le conflit au Moyen-Orient aurait, selon les données disponibles, accéléré la transition vers l’électrique en Europe, profitant à l’ensemble du marché.

Renault mise sur plusieurs fronts, la Chine progresse

L’offensive de Renault ne se limite pas à la R5. La Renault 4 pointe à la 12e place des ventes d’avril, tandis que la nouvelle Twingo électrique affiche un démarrage encourageant, frôlant les 500 immatriculations mensuelles.

Du côté de la concurrence chinoise, les marques Xpeng, Leapmotor et BYD progressent, mais leurs modèles se situent encore entre la 20e et la 50e place selon les véhicules. La montée en puissance des aides à l’achat et l’arrivée de modèles moins onéreux — qu’ils soient d’origine française ou chinoise — continuent d’élargir l’accès à l’électrique pour les consommateurs français, de plus en plus sensibles à la hausse des prix du carburant.