Stellantis a confirmé par communiqué de presse le développement de l’E-Car, une petite voiture électrique décrite comme « révolutionnaire » et « abordable », dont le lancement est prévu en 2028. Le groupe entend ainsi répondre à la demande croissante de véhicules électriques accessibles en Europe, un segment qu’il avait progressivement délaissé.

Un projet ancré dans l’histoire des petites citadines européennes

Antonio Filosa, directeur général de Stellantis, a présenté l’E-Car comme un véhicule « profondément ancré dans l’ADN européen » du groupe. Selon lui, les clients réclament « le retour de petits véhicules élégants, fièrement produits en Europe, à la fois abordables et respectueux de l’environnement ».

Le projet s’inscrit également dans une initiative de la Commission européenne visant à créer une catégorie dédiée aux petites électriques, assortie d’avantages sur le calcul des émissions de CO2. L’Europe envisage aussi de geler les normes applicables à cette catégorie pendant au moins dix ans, offrant ainsi une meilleure visibilité aux constructeurs sur leurs investissements.

Citroën et Fiat en première ligne, Paris pour les concepts

Plusieurs marques du groupe sont impliquées, sans que Stellantis ne les nomme toutes. Citroën et Fiat apparaissent néanmoins comme les premières concernées, avec la possibilité qu’Opel rejoigne le projet ultérieurement.

Chez Fiat, l’E-Car serait produite sur le site de Pomigliano, en Italie — là où est actuellement assemblée la Fiat Pandina —, et viendrait remplacer ce modèle. Chez Citroën, elle comblerait l’écart entre l’Ami et la C3. Des concepts des deux marques sont attendus en octobre au Mondial de Paris.

L’esprit 2CV sans la garantie du style

Des rumeurs avaient évoqué une filiation avec la 2CV. Dans l’esprit, la comparaison tient : l’objectif affiché est de faire simple et accessible. Pour le design en revanche, rien n’est arrêté — Stellantis promet seulement « un design innovant » et des « technologies électriques de pointe ».

Le communiqué mentionne un véhicule « compact », mais les informations disponibles pointent davantage vers une citadine destinée à concurrencer la future Renault Twingo. Une version plus grande risquerait d’empiéter sur le territoire de la C3, dont la déclinaison électrique débute à 19 990 € sans aides pour 200 km d’autonomie, comme le montre déjà la Citroën ë-C3 abordable récemment lancée par la marque.

Un prix espéré autour de 15 000 € avant aides

Les observateurs tablent toutefois sur un prix d’entrée proche de 15 000 € avant déduction des éventuelles aides à l’achat, qu’il s’agisse du bonus écologique ou des primes CEE.

Le Mondial de Paris en octobre constituera une première étape décisive : les concepts Fiat et Citroën devraient donner une idée plus précise de la direction stylistique et technique du projet avant son industrialisation.